Le jour où tous à basculer sur la Côte d’Azur

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Côte d’Azur :  3 octobre 2015. J’ai vu…

Ce soir là, j’ai vu l’horreur. Les trombes d’eau, d’abord. Puis les vagues. Les maisons se remplir. Les voitures s’en aller. Les routes coupées. Et des tas de naufragés. J’ai vu la boue d’abord. 2 mètres d’eau et plein de boue. Puis j’ai vu les morts. 21 de trop.

Ensuite, j’ai vu un champ de guerre. J’ai vu Biot, Mandelieu, Cannes. Puis ensuite, j’ai vu la colère, le désarroi, la peine. J’ai vu des vies partir en quelques secondes. Les photos flotter. Les souvenirs s’envoler. Les enfants apeurés. Et les parents pleurer.

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Puis, j’ai vu… La solidarité ! Des pompiers, des employés, des associations, des mairies qui chaussent les bottes, qui se rendent utiles au cœur des quartiers sinistrés.

J’ai vu des gens comme vous et moi, s’activer et ne jamais renoncer. J’ai vu un élan de générosité comme jamais je n’avais vu. J’ai vu le peuple soudé, main dans la main, sans origine, sans religion, sans vu, tous dans la boue, mains et habits sales, aider son prochain. Aider simplement.

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J’ai vu des mains tendus, j’ai vu un dimanche soir noir. J’ai vu des larmes, mes larmes. J’ai vu le premier sourire. J’ai vu la première sinistrée que j’avais aidé me serrer dans les bras et souffler. J’ai vu sa fillette retrouver le sourire après lui avoir retrouvé ses pierres de collections fétiche. J’ai vu un chien me baver généreusement dessus de lui avoir sorti de la boue son jouet favori. Puis j’ai vu ces gens, qui auraient pu être mes grands-parents. Ou vos grands-parents. J’ai vu cette solitude, ce que c’est qu’être à 1000 km de ses enfants. Je me suis vue moi à 1000 km de ma maman. Saine et sauve mais chez eux, j’ai vu l’apocalypse.

J’ai enfin vu les maisons se nettoyer. Des kilos et des kilos de boue das ces sceaux. Des tonnes de déchets s’entasser. J’ai vu les espaces se raviver. Les forces se concentrer. Puis les rues s’animer. J’ai vu la vie reprendre.

J’ai vu des gâteaux, des bons petits plats. J’ai  vu des tonnes de dons, une générosité sans compter, et des familles émues de pouvoir doucement se relever. J’ai vu des grandes tablées de bénévoles et sinistrés.

J’ai vu des cœurs énormes. J’ai vu de la bonté, de l’humanité, de la générosité. J’ai vu de la simplicité, de la gratitude, de l’unité. Des Hommes avec un grand H. J’ai revu le bonheur.

Depuis ce 3 octobre 2015, la Côte d’Azur à vu l’apocalypse… mais à surtout vu la générosité et l’Amour.

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Coup de gueule #1 : on accueil des réfugiés et les SDF dorment dehors

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Aylan R.I.P.

Les médias et moi, nous ne sommes pas copains. Et bien nos mauvaises relations ne vont pas aller en s’arrangeant.

Je suis choquée que la photo d’Aylan est autant fait bouger les foules. Des réfugiés (adultes et enfants), ils en meurent tous les jours (comme les SDF). Pourquoi faut-il attendre que la photo d’un enfant sorte dans les médias pour réagir?

La France a décider d’ouvrir des logements afin d’héberger les réfugiés de guerre syriens. Alors que tous les hivers les SDF dorment dehors et une centaine d’entre eux meurent chaque année.

Je suis révoltée.

Pourquoi accueillir maintenant ces réfugiés de guerre syriens ? Pourquoi ne pas avoir fait la même chose pour les Palestiens ? Pourquoi ne pas faire la même chose pour les africains touchés par Boko Aram ?

Car oui mes chers lecteurs, malgré ce que certains disent, la France et la plupart des Français se sentent en réel danger avec les attentats et essais d’attentats de ces derniers mois revendiqués par Daesh.

Par contre, personne ne se sent concernés par la guerre israelo-palestinienne, ni par Boko Aram car cela ne nous touche pas directement.

N’ayez pas peur de ces attaques.

Indignez-vous plutôt de la situation des SDF en France.